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Santé / Médecine / Paramédical

La pneumonie chez un sujet immunodéprimé: définition, cause, symptômes, traitement

La pneumonie est un trouble caractérisé par une infection des poumons par des bactéries, des virus, des champignons ou d’autres germes. Lorsqu’un individu possédant un système immunitaire affaibli souffre d’une pneumonie, on parle de pneumonie chez un sujet immunodéprimé

Avoir un système immunitaire affaibli implique qu’il est plus difficile de combattre les germes à l’origine de la pneumonie (et d’autres infections). Une intervention médicale immédiate et un suivi attentif sont nécessaires pour réduire le risque de complications graves.

En cas de système immunitaire affaibli et de manifestation de symptômes d’une pneumonie, il est impératif de contacter un médecin sans attendre.

Les personnes possédant un système immunitaire affaibli rencontrent des difficultés à combattre les virus, les bactéries et les champignons à l’origine des pneumonies.

Un des risques majeurs liés à la pneumonie est la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO). Les patients traités pour la BPCO avec des médicaments à base de corticostéroïdes durant une période prolongée sont encore plus exposés. Les maladies pulmonaires sous-jacentes augmentent également le risque de complications liées à la pneumonie.

Le système immunitaire peut également être affaibli en cas :

  • de greffe de moelle osseuse précédemment réalisée
  • de greffe d’organe précédemment réalisée
  • d’infection par le VIH ou le sida
  • de leucémie lymphoïde ou d’une autre maladie affectant la moelle osseuse
  • de maladie pulmonaire chronique
  • de maladie cardiaque
  • de diabète
  • de prise de stéroïdes, de chimiothérapie précédemment administrée ou de prise d’autres médicaments qui ont pour effet de supprimer les fonctions du système immunitaire (tels que ceux administrés pour traiter les cancers et certaines maladies auto-immunes)

Autres facteurs de risque

Les nourrissons, les jeunes enfants et les sujets âgés de plus de 65 ans présentent également un risque accru de pneumonie. Les autres risquent comprennent :

  • le tabagisme
  • un séjour en milieu hospitalier, en particulier si un respirateur artificiel a été utilisé
  • la pollution atmosphérique
  • une exposition à des produits chimiques et à des émanations issus de l’agriculture, du bâtiment et de l’industrie.

Les symptômes suivants sont des signes courants de pneumonie :

  • la toux (avec ou sans mucus)
  • la fièvre, les frissons, les tremblements et les sueurs nocturnes
  • la fatigue
  • les maux de tête
  • les nausées, les vomissements
  • une perte d’appétit
  • des douleurs à la poitrine plus intenses pendant la toux ou lors de respirations profondes
  • des essoufflements
  • des ganglions enflés

Dans de rares cas, une raideur au niveau des articulations et des muscles peut survenir.

Le médecin utilisera un stéthoscope et détectera probablement un son anormal dans la poitrine. Il peut y avoir des crépitements lors de la respiration. Des bruits faibles ou l’absence de bruits normaux liés à la respiration peuvent indiquer une accumulation de liquide entre les poumons et la paroi thoracique (épanchement pleural).

Les examens qui peuvent aider à diagnostiquer la pneumonie incluent :

  • la radiographie de la cage thoracique
  • des analyses de sang
  • une coloration de Gram sur expectoration (afin de détecter les bactéries présentes dans le mucus issu des voies respiratoires)
  • une immunofluorescence directe sur expectoration (afin d’examiner le mucus recraché des poumons)

Dans certains cas, il est possible de faire appel à une bronchoscopie (un examen permettant de visualiser les voies respiratoires), un scanner thoracique (une technique de balayage qui créé des images au rayon X plus détaillées) ou une biopsie des poumons (afin d’examiner un échantillon de tissu pulmonaire).

Selon le type de bactérie à l’origine de la pneumonie, le traitement sera basé sur des antibiotiques ou bien des médicaments antifongiques.

De nombreux malades peuvent être traités à leur domicile sans aucun risque. L’état du malade commence à s’améliorer au bout de 1 à 2 jours lorsqu’il s’agit d’un enfant, et de 2 à 3 jours lorsqu’il s’agit d’un adulte.

Si le système immunitaire est affaibli, les symptômes peuvent être plus importants et le rétablissement pourra prendre plus de temps. Il est possible qu’il faille rester à l’hôpital pendant quelques jours afin d’y recevoir des solutions intraveineuses et d’y être surveillé de près.

En cas d’accumulation de liquide dans la paroi pulmonaire, celui-ci pourra être retiré à l’aide d’une thoracentèse. Il s’agit d’une technique mini-invasive au cours de laquelle le médecin insère une aiguille (guidée par rayons X si nécessaire) pour prélever du liquide depuis la cavité pleurale entourant les poumons. Le liquide extrait au moyen de cette procédure est envoyé dans un laboratoire pour être analysé (numération cellulaire, examen bactérien, examen viral, examen fongique) et il peut être très utile à l’élaboration du diagnostic.

Certains symptômes peuvent s’étendre sur plusieurs semaines. Même si l’état du patient s’améliore, l’infection peut être toujours présente ; aussi est-il important de continuer à suivre le traitement prescrit par le médecin. Il faudra s’assurer :

  • de prendre beaucoup de repos
  • de boire beaucoup de liquide
  • de prendre tous les médicaments prescrits, même si l’état de santé s’améliore (en cas d’arrêt prématuré des antibiotiques, l’infection peut revenir)
  • de planifier un examen médical physique de suivi

Selon les Centers for Disease Control, la pneumonie et la grippe sont la huitième cause principale de décès aux États-Unis (CDC, 2012). Les personnes possédant un système immunitaire fortement affaibli sont plus sujettes aux complications, qui peuvent inclure :

  • une extension de l’infection
  • une septicémie (des niveaux élevés de bactéries dans le sang)
  • une insuffisance respiratoire (une assistance respiratoire sera nécessaire)
  • le décès (les causes possibles du décès sont nombreuses et varient selon le type d’organisme, le degré de gravité de la pneumonie et ce qui provoque l’affaiblissement du système immunitaire)

Il faudra demander au médecin si le vaccin annuel contre la pneumonie doit être administré. Ce vaccin contre le pneumocoque est généralement administré en même temps que le vaccin contre la grippe.

Si une hospitalisation est nécessaire quelle qu’en soit la raison, le risque de pneumonie nosocomiale est accru. Ce risque est plus courant pour les patients sous assistance respiratoire. Le personnel de l’hôpital est également susceptible de la transmettre d’un patient à l’autre.

Ce type de pneumonie est très dangereux et peut même être mortel. Le médecin pourra prescrire des antibiotiques à titre préventif.

Au cours des mois d’hiver et pendant les périodes d’épidémies grippales, il faudra éviter la foule et les personnes qui toussent ou éternuent, et se laver les mains souvent.

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